L’AOC Vouvray fête ses 80 ans et nous avons décidé de célébrer cet anniversaire de la plus belle des manières : en allant en déguster au cœur du vignoble, avec de succulents produits locaux ! Myriam Fouasse-Robert organise des Rendez-vous dans les vignes tout au long de l’année et notamment certains soirs de l’été : une plongée pédagogique, gustative et poétique dans la quiétude des coteaux dominant le val de Brenne à la tombée de la nuit. Récit.

© Tours Cité Internationale de la Gastronomie en Val de Loire

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Après avoir garé la voiture près d’une grange, nous voici à l’ombre d’un arbre en face du domaine Alain Robert, entre Vernou et Chançay. Ancienne professeure d’anglais et petite-fille et épouse de vigneron, Myriam Fouasse-Robert et son «goût de transmettre» captent tout de suite notre attention, grâce à son approche pédagogique et passionnée. Le petit groupe est composé de deux enfants de 7 et 8 ans, d’un jeune couple d’Orléanais étudiants en BTS Hôtellerie, d’un Tourangeau retraité de l’agro-alimentaire et d’une ancienne professeure d’anglais du Lycée Descartes à Tours. Après une introduction sur l’AOC, le domaine familial et la commune de Chançay (25 vignerons pour 1.000 habitants !), nous voici en marche en direction des vignes.

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Le chenin – dont les vins de Vouvray sont constitués à 100 % – aimant les sols assez lourds, on ne trouve pas de vignes dans la vallée par ici (contrairement à Bourgueil par exemple), mais uniquement sur les coteaux où une couche d’argile à silex relativement fine (un mètre environ) permet aux racines de plonger au cœur du tuffeau en dessous. Nous voici donc assez vite en train de grimper au milieu des vignes sur un chemin qui serpente entre les parcelles, où notre guide fait de régulières haltes pour nous expliquer les rudiments de la viticulture, avec son évolution et ses petits secrets.

 

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Le temps s’étire langoureusement et la lumière change peu à peu au milieu de ces grappes encore vertes (nous sommes le 2 septembre et on se prépare à des vendanges assez tardives cette année). Deux heures plus tard, alléchés par les descriptions des différents vins correspondant aux différents degrés de maturité du raisin (sec, demi-sec, doux, liquoreux), nous découvrons avec bonheur au bout d’une rangée une petite table qui nous tend les bras.

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Après deux heures de balade au grand air, nous voici donc attablés sur des bancs au milieu des vignes pour la suite logique de toutes ces explications : la dégustation de quelques vins issus des ceps qui nous entourent, mais aussi d’autres horizons, pour le plaisir de la comparaison.

 

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Le pétillant nous sera servi en premier, accompagné de rillettes de sandre aux herbes de Chambord et de saumon norvégien fumé au Moulin du Couvent à Abilly (37), puis viendront deux blancs secs très fruités pour accompagner un joli plateau de fromages (Selles-sur-Cher, vache poivré bio de Monnaie (37), petit Troo de Montoire (41). Une dégustation à l’aveugle nous est proposée par Myriam, entre un autre chenin du domaine et un sauvignon Touraine Oisly (Domaine Octavie), joli voisin tout à fait fréquentable ! Pendant ce temps-là, les enfants goûtent des jus de fruits «à l’aveugle» (quatre parfums au total) et les grands enfants semblent totalement oublier le monde extérieur !

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Nos yeux se délectent des lueurs rose du crépuscule qui colorient le décor et nos corps profitent de la température estivale idéale, qui n’est pas décidée ce soir-là à laisser sa place à trop de fraîcheur. Il est l’heure d’allumer les bougies pour continuer ce moment de partage unique en son genre.

Dans l’assiette on goûte maintenant à des petits rillons et à trois terrines maison de chez Jean-Jacques Bergère à Vernou : une aux champignons, une au foie et une autre à l’andouillette (notre coup de cœur !), le tout arrosé d’un rouge bien entendu : un gamay de Monthou-sur-Cher (41), le Solaris du Domaine Sauvète.

 

Retour au blanc de la maison, mais liquoreux cette fois (L’Enchanteur, de 2009) pour sublimer des petites tranches de Roquefort, des macarons de Cormery et autres biscuits secs aux poires tapées ! Un bouquet final magique pour clore cette soirée dont on repart dans le noir presque total, avec des lanternes, jusqu’au chai. Un doux retour à la réalité après trois heures hors du temps, dans les coulisses de la fabrication du Vouvray et en harmonie totale avec la nature.

 

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Approfondir

> Le saviez-vous ? Un peu moins de 2 hectares de l’AOC Vouvray se trouvent sur la commune de… Tours ! Le Clos de Rougemont, situé sur les terres de l’ancienne abbaye de Marmoutier dans le quartier de Sainte-Radegonde fait ainsi figure d’exception en proposant l’un des rares vins «urbains» du Val de Loire.

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