Des coulisses de l’organisation à l’Eco-Village gratuit, en passant par les services de restauration de la «Prairie» pour les festivaliers du «in», rien n’est laissé au hasard côté restauration : sensible à la notion d’identité territoriale dès ses premières éditions, le Festival Terres du Son développe d’année en année un important volet «locavore» et éco-responsable qui fait partie intégrante de sa marque de fabrique. Ou comment réussir le pari de faire rimer quantité avec qualité !

 

Terres du Son

© Anthony Oblin

Restauration sur l’Eco-Village : la Touraine à l’honneur

«On mange local et sans chimie à Terres du Son» : le ton est donné d’emblée sur le site internet du festival, qui affiche les grandes lignes d’un cahier des charges  rigoureux et complet (consultable intégralement ici), outil indispensable optimisé  d’une édition sur l’autre, en partenariat avec les différents acteurs.

 

Autour du chef tourangeau Bernard Charret (Les Chandelles Gourmandes, Larçay), différents plats locaux sont choisis en amont et les professionnels qui interviennent en proposent une sélection à des prix accessibles, autre condition posée pour être sélectionné. «Pour gagner du temps, lorsqu’un professionnel nous contacte pour faire partie des restaurateurs de l’Eco-Village, nous commençons par lui envoyer le cahier des charges qui est relativement contraignant. Si ce professionnel remplit les critères de base, il se pré-inscrit et notre équipe dédiée procède ensuite à une sélection», nous explique Franck Fumoleau, l’un des fondateurs de Terres du Son.

 

Ce sont ainsi une douzaine de «restaurateurs» (au sens large du terme) qui seront présent pour cette édition 2016, chacun avec ses spécialités : glaces, bagels, frites, burgers, fouées, poëlées, dahls, chili con carne, plats végétariens…

 

«Les restaurateurs s’installent le vendredi matin et ils reçoivent tout de suite une formation précise sur la gestion des déchets, autre aspect crucial dans ce type de configuration (le Domaine de Candé reçoit plus de 40.000 festivaliers en 3 jours – NDR). Par ailleurs, les camions frigorifiques sont mutualisés afin d’éviter que chacun ait le sien, ce qui permet des économies d’énergie. Côté bilan carbone, l’accent est mis sur la recherche maximale de matières premières locales ou régionales

 

«Le bio n’est pas une obligation, même si un certain nombre de produits proposés le sont. En revanche, le raisonné est un critère essentiel et l’utilisation de produits de saison également», précise Franck Fumoleau.

 

Pour arroser le tout : bière Turone de Cormery, jus de fruits Vergers de la Manse, Liger Cola et une belle sélection de vins du 37 exclusivement, dont certains bio.

 

Terres du Son

© Anthony Oblin

Le petit «fait maison» dans la Prairie !

Côté festival «in», rien n’est laissé au hasard non plus, bien au contraire. Dès ses premières éditions, Terres du Son a tout fait pour limiter, voire éviter le côté coca/frites surgelées/saucisses industrielles, solution de facilité quand on doit nourrir autant de personnes en peu de temps et en étant dans les champs…

 

Cette année, deux espaces restaurations seront proposés : Candéloco, près de la scène régionale Propul’Son. Au menu, côté oreilles comme côté papilles, que du local ! Saucisses, burgers, fromages de chèvre, andouillettes pour le salé et les bonnes pâtisseries de la petite entreprise Sweet Mama originaire de Semblançay (37), dont certaines seront carrément cuites sur place devant les festivaliers…

 

Côté grandes scènes, un choix de sandwichs avec du poisson élevé aux Essarts (entre Langeais et Bourgueil) ou du fromage de chèvre tourangeau comme il se doit. Les frites sont aussi fraîches et locales, avec des pommes de terres livrées pré-découpées dans des sacs pour des questions d’organisation.

 

Terres du Son

© Anthony Oblin

Organisateurs, bénévoles, techniciens, artistes : 9.000 repas en deux semaines !

Même si vu de l’extérieur le festival ne dure que 3 jours, des personnes sont sur le site entre dès le 4 et jusqu’au 16 juillet. Et ces personnes mangent, bien entendu ! Avec un pic le samedi 9 juillet au soir avec 1.000 repas servis, c’est un sacré défi que L’Ecole des Saveurs à Chambray-lès-Tours relève cette année pour une première collaboration avec l’équipe de Terres du Son.

 

Un travail en amont a permis de mettre en place des menus, comme celui du samedi soir justement, aussi alléchant que la programmation du festival : spaghettis de courgettes, effiloché de lapin à l’ail et poêlée de légumes de Touraine, plateau de fromages (locaux !) et dessert lacté (de la Fromagerie Maurice, de Neuilly-le-Brignon dans le Sud Touraine).

 

Conclusion

Une rumeur circule comme quoi certaines personnes iraient à Terres du Son autant pour écouter de la musique que pour se régaler de produits locaux en plein air dans un site magique…

 

> Terres du Son, Domaine de Candé (37), Festival du 8 au 10 juillet 2016.

TerresDuSon2016

 

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